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LE VENDEE GLOBE
Nous avons eu la chance de pouvoir monter à bord d'un des bâteaux du Vendée Globe, 2 semaines avant le départ. Ce fût une superbe journée, avec des personnes très sympathiques.
C'est le bâteau du groupe PAPREC qui est navigué par Jean-Pierre DICK. Franchement, c'est surprenant de constater un tel materiel mais aussi d'imaginer ces hommes et ces femmes faisant face à une succession de pièges météorologiques qui vont leur demander une exigence stratégique et tactique de tous les instants.

Jean-Pierre DICK embarque pour moins de 90 jours de nourriture, espèrons que cela suffise. Il y a un sac par jour, en fonction des besoins nutritionnels (chaud ou froid). Il y a des plats lyophilisés, du jambon, des céréales, de la viande de grisons, des fruits secs, des galettes saint-michel et du foie gras pour les fêtes ! Tout se trouve dans ces "casiers".

Le coin cuisine et la salle de bain équipée d'un miroir....Lors du dernier Vendée Globe, Le skipper Bertrand de Broc du groupe LG a dû se recoudre la langue à vif à l'aide d'un miroir miniature et d'une aiguille identique à celle avec lesquelles on recoud les voiles.

On prend conscience, en voyant ces tableaux de bord, que c'est un vrai métier........
Je leur souhaite à tous et à toutes BONNE CHANCE !
les derniers commentaires de Jean-Pierre DICK :
| Une journée de régate commence. |
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A la vacation matinale avec son équipe, JP a la voix de celui qui a beaucoup manouvré lors d'une nuit agitée. Paprec-Virbac 2 n'est plus qu'à 32 milles de son sister-ship. Les écarts se resserrent, place à la régate.
JP : « La fin de nuit a été un peu difficile parce que le vent est complètement tombé et il a tourné donc j'ai fais des changements de voiles. Il faut être sur le pont, faire avancer le bateau. Armel Le Cléac'h et Yann Eliès avancent plus vite en ce moment, ils peuvent me reprendre des milles. Forcément c'est un peu énervant.»
« Dans environ 400 milles (une journée et demie), j'aborderai le Pot au Noir. » Cette zone de convergence intertropicale est un point clé du tour du monde. Les concurrents de la tête de flotte arriveront presque tous en même temps au Pot au Noir, mais avec un positionnement latéral différent. Un choix stratégique pas facile : JP : « Les données météo sont très contradictoires selon les différents modèles. Il faut être opportuniste. Je travaille en ce moment un peu à l'instinct en plus des données informatiques. »
Surprise pour JP, à la vacation de 9h, son ami Thomas Coville a souhaité lui adresser un message à quelques heures de son départ pour le record.
Thomas Coville : « Je ne suis pas loin de partir, je voulais savoir si tu avais besoin de quelque chose ? Du pain frais ? » JP : « Oui du pain Sodebo. (rires). » Thomas : « C'est génial, fabuleux ce que tu fais Jean-Pierre, continues comme ça et ça va le faire tranquilou ! Il y aura des hauts et des bas pendant 80 jours, mais là tu es pile poil dans le bon créneau, on ne pouvait pas rêver mieux ».
JP : «Merci. Je vous laisse, je pars manouvrer ! »
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